Support
des miroirs secondaires :l'araignée à
quatre branches est très rigide et supporte les
miroirs secondaires sans risque de
flexion. L'usinage des pièces en commande numérique
assure par ailleurs une précision évitant toute
contrainte de torsion sur le corps de l'araignée
lors du montage de celle-ci (alignement optimum et
pas de risque de variation en température de
celui-ci).
Les lames métalliques des araignées se refroidissent
par rayonnement infrarouge, et créent une couche
d'air froid à leur voisinage. La réfraction dans
cette couche d'air a tendance à augmenter la taille
et la luminosité des aigrettes de diffraction. Pour
minimiser ce phénomène, nous avons donc opté pour
des lames ajourées et polies (rayonnement dans
l'infrarouge minimisé).
La collimation s'effectue au moyen de trois vis de
réglage en assiette (associées à un tirant central).
Une vis surdimensionnée permet également le réglage
de la position longitudinale des secondaires Newton (offset
latéral prévu par construction). La mise au point en
mode Cassegrain est assurée par une motorisation du
support secondaire (translation sur l'axe).
Le centrage de
l'araignée par rapport au tube optique est réalisé
en atelier au moyen de quatre vis situées à
l'extrémité des branches d'araignée. Il n'a plus à
être retouché ensuite, sauf en cas de démontage.
Capot de protection du barillet : le capot
(aluminium mécano-soudé) permet l'accès aux vis de
collimation du barillet primaire et possède des
orifices pour les ventilateurs.
La ventilation forcée permet d'accélérer la mise en
température du miroir primaire et peut s'effectuer
en démontant ou non le capot (trois vis prévues à
cet effet). Il convient néanmoins de laisser au
maximum le capot en place pour protéger le
miroir de la poussière et de l'humidité.
Deux poignées robustes sont prévues pour
faciliter l'orientation du tube et son transport :
l'une sur l'arrière du barillet et la seconde à
l'avant du tube, sur le côté (non visible sur cette
image).
Alignement
des araignées :
tous les réglages sont prévus pour assurer une
collimation optimale des tubes optiques, c'est
également le cas au niveau des araignées qui
comportent :
- un anneau de fixation indépendant, dont l'assiette
est réglable via trois jeux de vis poussantes -
tirantes largement dimensionnées.
- une possibilité de centrage à l'aide des quatre vis
tirantes des branches de l'araignée
Les réglages relatifs à l'araignée sont effectués en atelier et n'ont en
principe pas à être retouchés ultérieurement, sauf
en cas de démontage.
Porte-oculaires micrométriques : les
porte-oculaires pour les foyers Newton sont de type
Crayford, avec une conception permettant une mise au
point très précise (bien en dessous du 1/100ème de
mm). Leur géométrie a été étudiée afin d'obtenir une
hauteur minimale, pour ne pas réduire le champ de
pleine lumière fourni par le miroir secondaire.
Motorisation : les porte-oculaires sont
motorisés (ce n'est pas le cas pour le prototype
présenté ici) et contrôlables depuis la raquette de
commande des tubes optiques. La mise au point est
possible depuis un ordinateur via une interface
série (protocole LX200).
Modèle
"géant" : un modèle avec un tube Crayford" (tube de
mise au point fine) d'un peu plus de trois pouces
est à l'étude. Son tube allonge de sortie sera
toujours en deux pouces, mais un diviseur
optique sera interposé entre les deux tubes. Il
permettra d'utiliser un autoguideur, sans avoir
recours à une lunette-guide séparée, dans les deux
situations d'imagerie suivantes :
- photographie avec un APN ou une caméra CCD sans
autoguideur intégré,
- photographie avec une caméra CCD ayant un autoguideur
intégré, lorsque l'on travaille avec des filtres à
bande étroite (H-alpha, OIII, ...) et que la caméra
ne parvient pas à trouver une étoile-guide
suffisamment brillante au travers du filtre.
Ce modèle "géant" pourra également recevoir des correcteurs de
champ en diamètre trois pouces si l'on n'utilise pas
le diviseur optique.
Barillets des miroirs primaires : on voit bien sur
cette image la double structure des barillets. Un
premier support maintient le miroir sur ses points
d'appuis inférieurs (nombre et position variable
suivant le diamètre) et latéraux. Le jeu du miroir
par rapport à son environnement mécanique (réglé à
l'atelier lors du centrage de celui-ci) est ainsi
indépendant du réglage de collimation. Il peut donc
être très faible, et en particulier largement
inférieur à la
tolérance de centrage du miroir primaire (inférieure
au mm pour un Newton ouvert à 4).
Le barillet externe, fixé au tube via six colonnettes,
maintient le barillet interne en appui sur une
rotule centrale (pas de décentrage possible) et
permet la collimation au moyen de trois jeux de vis poussantes-tirantes surdimensionnées. L'ensemble se
démonte très facilement pour le nettoyage de
l'optique : il suffit de dévisser les six vis des
colonnettes.
Cette structure rajoute un peu de poids aux tubes
optiques, mais permet une collimation très précise
et surtout stable dans le temps et lors du transport
des instruments.